Je Kiffe Grave La Vie!


Loin de moi l’idée de figurer le philosophe par sa caricature : un homme enfermé dans sa tour d’ivoire, indifférent aux prosaïques tumultes terrestres. Mais comme cette image est belle et émouvante comparée à celle de Bernard Henri Lévy, assujettissant la pensée aux intérêts politiques de l’Etat d’Israël.

En juin 1967, sa nationalité française n’a pas empêché Lévy de demander à l’ambassade israélienne à Paris de l’inscrire comme volontaire dans les rangs d’une des plus agressives « armées de défense » de l’Histoire. Malheureusement pour lui, la « guerre des Six jours » n’a duré que six jours, et il n’a pas pu contribuer à la libération des « territoires occupés » du Grand-Israël, le Sinaï, le Golan et autre Judée-Samarie.

Depuis ce volontariat avorté, il est si habité par l’amour de l’armée israélienne que lors de l’opération « Plomb durci », il s’est « incorporé » dans une de ses unités pour « témoigner » de son œuvre humaniste depuis Gaza. Et, dans ce territoire assiégé, pilonné, rien ne l’a choqué sinon les mines antichars du Hamas (les soldats israéliens avaient, eux, « un dégoût profond de la guerre »). Quant à la « rumeur du blocus humanitaire », tout « embedded », qu’il fût, il a pu en « vérifier le caractère infondé ».

Pendant ce pèlerinage en Israël, pour deux personnalités palestiniennes de Ramallah (« la capitale des Palestiniens modérés », sic !), Levy a pu rencontrer le directeur du Shin Bet, le ministre israélien de la Défense et nombre d’officiers de haut rang. Il en a tiré un récit indécent, au titre faussement journalistique, « Carnets de guerre » (1).

Fin mai dernier, c’est un poème d’amour pour l’Etat hébreu qui a fait écho à cet hymne à la gloire des agresseurs israéliens. Intervenant dans un forum sur « la démocratie et ses nouveaux défis » à Tel Aviv, le « nouveau philosophe » n’a pas hésité à affirmer que lui qui a « couvert beaucoup de conflits », il n’a « jamais vu d’armée se posant autant de problèmes éthiques que l’armée israélienne ».

En Israël, on a toujours témoigné à Levy une infinie gratitude pour son soutien quais-inconditionnel à l’Etat hébreu, mais pas plus qu’en France, on ne l’y considère comme un immense penseur. Il suffit, pour le constater, de lire l’entretien qu’il a accordé à « Haaretz » le 27 mai 2010 ; toutes les questions qui lui ont été posées portaient sur la politique israélienne, la solution du « conflit arabo-israélien » et d’autres sujets peu abstraits. Aucune ne se rapportait à l’époustouflante révolution qu’avec la coterie des philosophes médiatiques, il aurait opéré dans le domaine de la pensée universelle.

Et bien que dans le « Haaretz », il se soit, encore une fois, comparé à Jean-Paul Sartre, un juste parmi les justes, Levy ne semblait pas triste d’être perçu moins comme un esprit libre que comme l’intellectuel organique de la gauche française pro-sioniste. Ce qui l’intéressait, c’était d’enchaîner les interviews et, bien entendu, de démontrer à ses interlocuteurs sa connaissance des affaires israéliennes, qu’il aborde toujours avec une familiarité digne d’un membre de Kadima, du Likoud ou du Parti travailliste.

Ainsi, lorsque le journaliste du « Haaretz » lui a rappelé qu’il avait qualifié Benyamin Netanyahou de « catastrophe », il a répondu que l’homme « avait mûri », avant de le comparer à Menahem Begin, « qui a évacué le Sinaï », et Ariel Sharon, « qui s’est retiré de Gaza », espérant de lui une aussi « belle surprise ».

Et comme pour prouver à son nouvel ami qu’il est le digne héritier de ces deux pères spirituels, quatre jours plus tard, le 31 mai, Netanyahou a ordonné aux forces spéciales israéliennes de prendre d’assaut des navires constituant une petite flotte acheminant des aides humanitaires à Gaza. « Philosophie » étant synonyme, depuis qu’il en a fait son métier, de défense du prestige d’Israël, le « plus célèbre penseur français » (« Haaretz ») n’a pas condamné l’agression, se contentant de la qualifier de « stupide », car « (ses) images sont plus dévastatrices pour ce pays qu’une défaite militaire ». Connaissant les capacités de l’armée israélienne bien qu’il n’eût jamais l’honneur de participer à ses exploits, il a estimé qu’« elle avait certainement d’autres moyens d’arraisonner les bateaux et d’empêcher une provocation ».

Ce n’est pas le bilan sanglant de cette ignominieuse piraterie qui a meurtri le cœur de Levy mais son caractère « stupide », car même dans les eaux internationales, Israël a le droit d’obliger les navires du monde entier à jeter l’ancre à Ashdod. Ce qui l’a révolté, ce n’est pas la mort d’une dizaine d’innocents, ce sont les dommages que ce raid occasionnerait à l’image du soldat israélien, au sens moral, comme chacun sait, « irréprochable ».

Cette incroyable insensibilité à la détresse de la population palestinienne est caractéristique de la pensée politique de Lévy, devenu à lui seul une « think tank » dédiée à la réflexion sur les intérêts de Etat hébreu. Lorsqu’avec les signataires de l’« Appel à la raison » (2), il reconnaît aux Palestiniens quelques menus droits, ce n’est pas que son instinct de justice se soit réveillé. C’est plutôt qu’Israël risque d’être « bientôt confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un Etat où les juifs seraient minoritaires dans leur propre pays », soit « mettre en place un régime qui (le) transformerait en une arène de guerre civile ». De même, comme il l’a déclaré le 31 mai à Tel Aviv, il ne fonde par le droit des Palestiniens à une patrie sur le principe d’auto-détermination mais sur la nécessité pour les Israéliens de « se libérer » de l’encombrante Cisjordanie !

En 1847, Karl Marx a publié « La misère de la philosophie », une invitation aux penseurs de son temps à observer le monde sous un nouvel angle, celui de sa nécessaire transformation. Il ne répondait pas, dans cet ouvrage, à un défenseur des intérêts des classes dominantes ; il répondait à Pierre-Joseph Proudhon, un théoricien anarchiste aussi engagé que lui. Qu’aurait-il préconisé aux philosophies s’il avait pu entendre Levy célébrer la maturité de Netanyahou ? Il aurait probablement préféré qu’ils restent dans leur tour d’ivoire, indifférents à la politique, et que la philosophie demeure cette antique « science de la sagesse » plutôt que de devenir un nouvel art de l’absurde.

Par Yassin Temlali – « El Watan », Alger, 9 juin 2010

(1) « Carnets de guerre », le 18 janvier 2009.
(2) Le texte intitulé « Appel à la raison » (http://www.jcall.eu/) a été signé en mai 2010 par de nombreux juifs européens. Il invite Israël à accepter, pour sa propre survie en tant qu’entité juive, la « solution des deux Etats ». Comme le relève l’Union juive française pour la paix (UJPF), une organisation antisioniste, « il apparaît essentiellement comme un appel à sauver Israël d’une politique israélienne qui le conduit, selon les auteurs de l’appel, au naufrage ».

2009 année noire pour les pauvres Palestiniens qui encore une fois ont du enterrer pères, mères, frères, sœurs, fils, filles, moutons, chèvres,… Quitté leurs maisons bombardées, dynamitées, démolies,… A cause de la Haine aveugle des Israéliens, des juifs.

Palestine sous les bombes de la haine.

Palestine sous les bombes de la haine.

Encore une fois, Israël a démontré au monde entier quelle s’en foutait complètement des lois, des décrets, des nations unies, de l’opinion publique, de la morale,… et même de la parole de Dieu!

Partout leurs mensonges se répandent. Et personne de semble vouloir dire « STOP »!

L’exemple le plus limpide est la France qui est gangréné par la propagande sioniste: »Les Arabes et les Musulmans ne disposent pas d’un lobby en Occident, capable de corriger l’image erronée de l’Islam, alors que des célébrités médiatiques s’emploient à ternir leur image ». Et pour enfoncer le clou, Boniface précise encore que « Ces campagnes hostiles à l’islam sont commanditées par des intellectuels et des journalistes connus dans la sphère francaise, comme Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut et Philippe Val, ce qui rend plus facile d’injurier et d’insulter les musulmans… »

Seul solution pour nous arabes, qui avons les poings liées par nos démocraties est le boycott des produits israéliens ou des marques qui financent cet état terroriste!

Pourquoi boycotter l’état d’Israël? Parce que dans la vie il faut savoir prendre des décisions, faire quelques chose pour que ça change! Il faut arrêter de regarder son nombril, sa petite personne et regarder autour de nous.

Et puis, sachez qu’il n’y a pas que les Arabes qui voudraient que tout ça s’arrête! Depuis le début du XXème siècle, les Juifs orthodoxes n’ont eu de cesse de dénoncer la spoliation de la Palestine. Pour eux, ledit État d’Israël ne doit pas exister, même si les Palestiniens acceptent.

Neturei Karta manifestant contre Israël. “Les Sionsites ne sont pas des Juifs”.

Neturei Karta manifestant contre Israël. “Les Sionsites ne sont pas des Juifs”.

“Israël doit disparaître. L’idée même d’un État juif est contraire à la Torah. Le sionisme est antithétique du judaïsme.” Le message n’émane pas de quelque “fanatique” supporter du Hamas palestinien ou du Hezollah libanais. C’est le rabbin Dovid Yisroel Weiss, porte-parole du groupe ultra orthodoxe juif Neturei Karta (“gardiens de la cité” en araméen) qui s’exprime ainsi dans sa déclaration au meeting de solidarité avec Gaza, à New-York, dès le lendemain du déclenchement de l’agression barbare, le dimanche 28 décembre 2008.

Le boycott, voilà une arme à la porté de tous! Sachez être courageux. Voici quelques liens:

Je vous invite avant tout à regarder l’illustration suivante:

La Carte du Territoire Palestinien depuis 1946

La Carte du Territoire Palestinien depuis 1946

Il est claire que le territoire de la Palestine a fondu comme la banquise sous l’effet du réchauffement climatique! Israël c’est tout accaparé! Donc en étant pragmatique et réaliste il est claire qu’appeler à restitution des territoires occupés est tout à fait illusoire!

Alors pourquoi ne pas rêver à des États Unis d’Israël?

EUI - États Unis d'Israël

EUI - États Unis d'Israël

Je sais qu’au début les arabes israëliens vont en baver mais rappelez-vous des États Unis d’Amérique. N’est-il pas possible de rêver qu’en EUI (États Unis d’Israël), les arabes seront humiliés, traité comme des sous-hommes, ils n’auront aucuns droits sauf celui de fermer leur gueule,… N’est-il pas possible de se dire qu’un mouvement des droits civiques se référant principalement à la lutte des arabe israëliens pour l’obtention et la jouissance de leurs droits civiques verra le jour?

Un Imam se lèvera un jour en lançant son discours par un célèbre ’3andy Holm’, j’ai un rêve:

« « Je vous le dis aujourd’hui, mes frères et sœurs, bien que nous devions faire face aux difficultés d’aujourd’hui et de demain, j’ai tout de même un rêve. C’est un rêve profondément enraciné dans le rêve israélien. »

Je fais le rêve qu’un jour, cette nation se lève et vive sous le véritable sens de son credo : “Nous considérons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux.”

Je fais le rêve qu’un jour, sur les collines rouges de Ramallah, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires des terres puissent s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je fais le rêve qu’un jour, même l’État du Cisjordanie, désert étouffant d’injustice et d’oppression, soit transformé en une oasis de liberté et de justice.

Je fais le rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés pour leur religion, mais pour le contenu de leur personne. Je fais ce rêve aujourd’hui !

Je fais le rêve qu’un jour là-bas en Israël, avec ses extrémistes vicieux, avec son président aux lèvres dégoulinantes des mots « interposition » et « annulation »; un jour au fin fond d’Israël les petits garçons arabes et les petites filles arabes puissent joindre leurs mains avec les petits garçons juifs et les petites filles juives, comme des frères et des sœurs.

Je fais ce rêve aujourd’hui.

Je fais le rêve qu’un jour chaque vallée soit glorifiée, que chaque colline et chaque montagne soit aplanie, que les endroits rudes soient transformés en plaines, que les endroits tortueux soient redressés, que la gloire d’Allah soit révélée et que tous les vivants le voient tous ensemble.»

Et puis un jour aussi un Président Arabe deviendra le premier président musulman des UNI (États Unis d’Israël), il s’appellera peut-être Barack Hussein Ossama.

N’est-ce pas une belle utopie? Qu’en pensez-vous?

Mes Kiffers

Annuaires

  • http://www.wikio.fr
  • blogasty
  • Afrigator
  • Mes Sponsors