Je Kiffe Grave La Vie!
Pour vous donner envie de lire ce livre, je vous cite le praragraphe suivant, l’auteur y parle du sionisme:
« Ce qui l’intéresse, n’est pas particulièrement la terre sainte : il accepte aussi bien, pour ses objectifs nationalistes, l’Ouganda ou la Tripolitaine, Chypre ou l’Argentine, le Mozambique ou le Congo. Source : Herzl, Diaries. (passim) Mais devant l’opposition de ses amis de foi juive, il prend conscience de l’importance de la puissante légende (« mighty legend »), comme il le dit (Diaries I, p. 6) qui « constitue un cri de ralliement d’une irrésistible puissance. » Source : Herzl, L’Etat juif, p. 45. C’est un slogan mobilisateur que ce politique éminemment réaliste ne saurait ignorer. Aussi proclame-t-il, transposant la puissante légende du retour en réalité historique : « La Palestine est notre inoubliable patrie historique… ce nom seul serait un cri de ralliement puissant pour notre peuple. » Source : Herzl, L’Etat juif, p. 209. « La question juive n’est pour moi ni une question sociale, ni une question religieuse…, c’est une question nationale. » 3· C’est une doctrine coloniale. Là encore le lucide Théodore Herzl ne cache pas ses objectifs : comme première étape, réaliser une « Compagnie à charte », sous protection de l’Angleterre ou de toute autre puissance, en attendant d’en faire l’Etat juif. C’est pourquoi il s’adresse à celui qui s’est révélé le maître de ce genre d’opération : le trafiquant colonial Cecil Rhodes, qui, de sa Compagnie à charte, sut faire une Afrique du Sud, l’une de ses composantes s’appelant de son nom : la Rhodésie. Théodore Herzl lui écrit, le 11 janvier 1902 : « Je vous en prie, envoyez-moi un texte disant que vous avez examiné mon programme et que vous l’approuvez. Vous vous demanderez pourquoi je m’adresse à vous, Monsieur Rhodes. C’est parce que mon programme est un programme colonial. » Source : Herzl, Tagebuch, Vol. III, p. 105. Doctrine politique, nationaliste, coloniale, telles sont les trois caractéristiques définissant le sionisme politique tel que le fit triompher au Congrès de Bâle, en août 1897, Théodore Herzl, son génial et machiavélique fondateur, qui pouvait dire, avec juste raison au terme de ce Congrès: « J’ai fondé l’Etat juif. » Source : Diaries, p. 224. Un demi-siècle plus tard c’est en effet cette politique qu’appliqueront très exactement ses disciples créant, selon ses méthodes et suivant sa ligne politique, l’Etat d’Israël (au lendemain de la Deuxième guerre mondiale.) »
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