Hier, j’ai eu la chance d’aller voir un film avec ma douce moitié. Comme on a pas eu la chance d’aller voir ne serait-ce qu’un film lors des JCC, on a sauté sur l’occasion que Trente passait à Al’Hambra au Zéphir de La Marsa pour s’immerger dans le passé!

Thalathoun

Thalathoun

Trente ou Thalathoun, est un très beau film tunisien qui essaye tant bien que mal de nous narrer les évènements des années 30 en Tunisie.

Il y a une recherche dans les différentes scènes du film. Un réel travail sur la lumières. Un intélligent mélange entre images et d’anciennes diapositives recolorés. SUr le plan image il est bien fait.

Mais par contre, le jeux des comédiens est à chier! J’ai jamais vu des tunisiens parler aussi mal la langue de molière! Même l’arabe, le mélange entre l’arabe littéraire, le dialecte tunisien et les accents des différentes régions ont fini par me donner la nausée!

Je me suis cru à bord d’un Titanic, 5 minutes avant le naufrage! Et puis il y a plein de fautes inexcusables.

Par exemple, il y aune scènes ou 2 boxeurs s’entrainent. L’un deux porte un pantalon de jogging avec les 3 bandes de la célèbre marque Adidas!

Et puis a un moment, et pour ceux qui connaissent un peu Tunis et sa banlieu nord, on voit Tahar Haddad descendre des escalier qui se trouve à Sidi Bous Saïd. Ensuite il passe sous des arcades qui se trouve au bord de Sidi Bous Saïd, pour enfin se trouver devant la mosqué El Zitouna qui elle se trouve en plein coeur de Tunis!

Et ainsi de suite!

Et puis cette lenteur qui moi me pèse et me tue à petit feu. Même la scène ou des militaires français donnent l’assaut à des tunisiens venus protester est au ralenti!

Que de longueurs!

Par contre je félicité le réalisateur: Pas un sein, un téton,… à l’horizon. On a bien eu droit à une couille tombante mais c’est tout. Oui c’est assez rare dans le cinéma Tunisien. Il n’y a aucune scène de cul, de viol, d’inseste dans trente! C’est clean :)

Mais moi ce que j’attends des cinéastes tunisiens c’est qu’ils soient plus créatifs. Qu’ils nous fassent des films d’actions, des films d’horreurs, des films policiers, des films d’amour,… qu’ils explorent toute la palette des sentiments humain!

J’en ai marre de toujours voir des films qui ont été à 50% fait pour plaire à des européens. J’en ai marre que 90% des films soient fait juste pour pouvoir obtenir des subventions de l’état.

Merde, le cinéma c’est de l’art! Pas qu’un moyen de se faire de l’argent! Regardez messieurs vos salles de cinéma: Elles sont vides. Mêmes les rats les ont déserté!

Pourquoi la création artistique en Tunisie est au niveau « Ground Zero » ? N’y a-t-il donc que le foot, le mézoued et la bière pour faire rêver le peuple?

Y a pas de musique, pas de film, pas de théâtre (non le théâtre apparemment ça va encore), y a pas de feuilletons à la télé,… c’est le désert à perte de vue! Même le désert est plus riche que le vide créatif qu’il y a en Tunisie!

Merde et re-merde et 7 fois merde! Soyez Créatifs les mecs!

Etre créatifs c'est un état d'esprit

Synopsis du film:

Thalathoun relate le combat de trois jeunes amis, qui sont devenus de véritables mythes dans la société tunisienne: Mhamed Ali El Hammi, fondateur de la première organisation ouvrière autochtone ; son cousin Tahar Hadded, militant opiniâtre de la liberté et des droits de l’homme, précurseur du Code du Statut Personnel, qui, par ses écrits, a invité l’ensemble du monde musulman à réformer la condition de la Femme dans la société ; et Belgacem Chebbi, qui a renouvelé la poésie, réfléchi à la posture du poète et à son engagement et instauré un rapport nouveau à la langue. Tous trois connurent, dans l’indifférence générale, un destin tragique. Ce film, dont les évènements se déroulent entre 1924 et 1934, dévoile un pan entier d’une société conservatrice, réactionnaire, insensible au renouveau, recroquevillée sur elle-même, attachée à ses privilèges qu’elle défend contre toute réforme avec une rare cruauté et un raffinement remarquable.

Pour en savoir plus: Thalathoun